Association du patrimoine artistique asbl

CECILE MASSART Construire la mémoire

vernissage jeudi 14 avril 2016 de 18 à 21h.

exposition du 15 au 30 avril 2016

jeudi, vendredi et samedi de 14 à 18h.

Association du patrimoine artistique,7 rue Charles Hanssens, 1000 Bruxelles +32 (0)2 512 34 21

Rencontres avec Cécile Massart au cours de l’expositiondu jeudi 21 au samedi 23 avril (15 à 17h) et du jeudi 28 au samedi 30 avril (15 à 17h)

Notre société utilise l'énergie nucléaire. Dans chaque pays nucléarisé, les résidus de cette activité sont gérés par des agences. Celles-ci travaillent à la conception des structures industrielles pour le stockage des déchets faiblement radioactifs mais aussi de ceux qui seront enfouis dans les sous-sols argileux, granitiques, salins. On sait que les délais de dangerosité de ces déchets hautement radioactifs concernent des périodes de temps qui dépassent notre entendement : 600.000 ans. Comment transmettre aux hommes qui viendront après nous la connaissance de l'existence de ces sites?

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DU ROMANTISME À L'IMPRESSIONNISME - LA SOCIÉTÉ LIBRE DES BEAUX-ARTS

Artistes exposés : Edouard Agneessens, Hubert Bellis, Hippolyte Boulenger, Henri de Braekeleer, Joseph Coosemans, Alexandre De Blochouse, Charles de Groux, Jean de la Hoese, Bruno-Alphonse De Simpel, Jean Degreef, Louis Dubois, Victor Fontaine, Théodore Fourmois, André Hennebicq, Charles Hermans, Adrien-Joseph Heymans, Paul Lauters, David Oyens, Jean Robie, Félicien Rops, Eugène Smits, Alfred Stevens, Joseph Stevens, Charles Tschaggeny, Edmond Tschaggeny, Camille Van Camp, Guillaume Van der Hecht

Association du Patrimoine artistique - 7 rue Charles Hanssens à 1000 Bruxelles- Du 19 février au 26 mars 2016 - jeudi, vendredi et samedi de 14 à 18 h

La Société Libre de Beaux-Arts a été fondée par des artistes à Bruxelles, en 1868. Après l'opposition très démonstrative du romantisme au néoclassicisme, dans les années 1830, on a cru pouvoir interpréter la signification de sa création dans les mêmes termes et en faire cette fois un bastion du réalisme en opposition au romantisme et à l'académisme. Mais faut-il toujours regarder ce qui s'est fait en Belgique à la lumière des courants et des antagonismes successifs qui ont animé la vie artistique à Paris ?

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Le professeur Paul Philippot est décédé

Nous avions vingt ans. La volonté de connaître, mais aussi la passion de comprendre. Les professeurs nous apprenaient bien des choses. Mais lui seul arrivait à nous mener plus loin dans l'acuité du regard et la capacité à interpréter. Il savait voir, mais aussi, il savait dire ce qu'il y avait à voir. Avec quelle grâce, avec quelle attention aux choses, avec quel amour de la vie.

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 100% BENIN

ATELIER AFRICAIN DU DESIGN

Exposition du 15 au 30 janvier 2016

Vernissage jeudi 14 janvier 2016 de 18 à 21h.

ouvert jeudi, vendredi,samedi et dimanche de 14 à 18h.

http://www.atelierafricaindudesign.com/#!workshop/c240r

Durant les journées où les antiquaires et galeries d'art du quartier du Sablon accueilleront la foire BRUNEAF, notre espace consacrera ses murs à une exposition qui montre les résultats d'échanges de coopération bilatérale culturelle entre notre pays et le Bénin.

Une façon de rappeler qu'au-delà de l'intérêt porté à l'art dit ethnique se référant au magnifique passé culturel de l'Afrique, il y existe aussi une créativité actuelle et vivante qui cherche son chemin dans le monde d'aujourd'hui, en s'appuyant sur les traditions.

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exposition d'Annick Blavier

En décalage

Exposition d'Annick Blavier

vernissage jeudi 3 décembre 18.00 -21.00
04.12.2015 au 19.12. 2015
jeudi, vendredi et samedi de 14 à 18h

association du patrimoine artistique
7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles

info@associationdupatrimoineartistique.be - www.associationdupatrimoineartistique.be - www.annick-blavier.org

En décalage

Le temps passe, et nous n’apercevons plus que par la mémoire ce que nous avons vécu: les souvenirs défilent fugitifs et fragmentaires, comme des images vues de la fenêtre d’un train. Tout s’estompe dans une sorte de brouillard ou de vibration lumineuse; un parfum, le son d’une voix, un détail nous reviennent, et nous suffisent. Ainsi réécrivons-nous le roman de notre passé. Les sensations du quart de siècle ou du demi-siècle que nous avons traversé se condensent en images mentales instantanées. Par chance nous oublions: c’est souvent la nostalgie plutôt que le remords qui nous prend, un léger sourire et non le rire.

Tel est le processus fascinant de la mémoire où se mêlent les souvenirs et l’imaginaire, allégeant l’existence de son poids, tissant notre identité, et nous permettant d’aborder le présent sans trop d’appréhensions. Annick Blavier l’a parfaitement senti et le réveille en nous par des bribes d’images qui s’offrent volontiers en séquences, à travers lesquelles elle suggère le fleuve du temps dont parlait Héraclite, la nostalgie et la fragilité des choses. Aux fragments d’images déchirées, comme arrachées à l’oubli, elle joint souvent de petites phrases ou des mots en train de s’effacer qui ajoutent une étincelle verbale aux mouvements d’une remémoration poétique. Elle semble se passer dans le poudroiement lumineux d’un fond qui vibre comme pour nous rappeler que le monde est fait de poussières d’étoiles.

Et choisir le détail d’une photo, dans un journal, c’est aussi un engagement qui n’est jamais innocent...
Pierre Loze novembre 2015

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PIERRE MOREAU
Association du Patrimoine artistique - espace d'exposition

ENTRE CIEL ET SABLE, solitude et foultitude

du 13 au 28 novembre 2016 - vernissage jeudi 12 novembre à partir de 18h. ouvert jeudi, vendredi et samedi de 14 à 18h. 7 rue Charles Hanssens à 1000 Bruxelles

Photographies

Pierre Moreau nous vient de la mode et de la publicité, mais cette fois le voilà libéré de toute contrainte, en roue libre, laissant cours à son inspiration, n'ayant à servir que son regard et sa sensibilité, en s'appuyant sur son extraordinaire expérience de la fabrication d'images. Jamais la distinction entre peinture et photographie ne nous a parue si ténue devant ces images si savamment composées, aux couleurs exquises, aux nuances si étudiées, qui recréent le rêve collectif face à la mer ou la nature. Ses vues de plages rejoignent et actualisent subtilement celles des hollandais du XVIIe, ou plus près de nous celles de Ensor ou Brusselmans. Mais les rites de la baignade, du plagisme ou du planchisme prennent, sous son regard, l'aspect de fêtes païennes antiques, d'allure pompéienne. Les forces de la nature y rendent toute leur puissance de fascination, leur précision, qui restitue jusqu'à la singularité de chacun dans la foule, remue notre propre relation à ce être collectif, par la maîtrise d'un processus d'identification que seule une longue expérience a pu maîtriser aussi subtilement. Mais cette fois, cet art n'a rien à nous faire désirer d'autre que la beauté et une joie de vivre dans ce monde qui ressort clairement de son art.

Pierre Loze

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MAXILIAN    

PEINTURES

exposition du 9 au 24 octobre 2015

Ses tableaux sont nés d'une longue fréquentation de la peinture, du plaisir de la regarder, de l'éblouissement devant un jaune chez Bonnard, de l'enchantement suscité par un rouge chez Manet, du choc émotionnel provoqué par la rencontre de deux couleurs chez Nicolas de Staël... Et cette façon de s'impliquer dans la peinture, de dévorer de yeux les couleurs, de vibrer aux sensations qu'elles procurent, ne pouvait que déboucher un jour sur le désir de s'acheter des pinceaux... Tel est le parcours et la formation de ce peintre, lecteur assidu des écrits théoriques de Kandinsky.

Inventeur de l'art abstrait, Kandinsky a ouvert un nouveau continent à la création. Et pourtant, il n'est pas certain que nous l'ayons exploré très loin dans la direction qu'il suggérait. Le style, la manière, l'écriture personnelle de ses successeurs sont venus bien vite caractériser et rendre reconnaissable à nos yeux un Hartung, un Wols, un Poliakoff, un Pollock. La recherche de la sensation, de l'abstraction et de la relation transcendante avec le monde, s'est ainsi brouillée devant celle de l'originalité, du jeu des identifications et de la reconnaissance des formalismes de chacun de ceux qui ont dessiné les lignes de faîte d'une histoire de l'art moderne.

Il y a dans la peinture de Maxilian, qui revisite obstinément les fondements de l'art abstrait, un effort pour rester en deçà du signe graphique, de l'écriture ou du style. Cette volonté est une mise en danger, il lui faut tenir sur ce fil qui est une brèche sur le vide, avant la forme, évitant toute cristallisation dans un signe, captant un élan qui reflète un moment de l'être, un jaillissement, un tourbillon, une énergie, expression d'une pure sensation physique ou morale, sans aucun référent. Mais il est toujours possible qu'à défaut de repères, d'adhésion et de partage de ce qu'il y a à voir, le non-sens vienne à l'esprit de qui regarde.

Sa peinture nait d'un besoin primaire, expression d'un élan vital, et ce geste pictural dans sa crudité est presque à l'art ce que le chant d'oiseau est à la musique, un appel à l'éveil, un cri dérangeant, incongru, qui perturbe le dormeur, un arrachement aux conventions qui font de l'existence une banalité et de l'art un jeu de signes bien codé. Il se pourrait que dans un demi-sommeil nous allions fermer la fenêtre...

En effet, dans ce type d'art, il ne dépend que du spectateur du tabeau qu'il se passe quelque chose en lui, lorsqu'il s'approche. L'exercice du regard n'est pas moins exigeant pour lui que pour le peintre au moment où il a réalisé le tableau. Le retour complice sur un moment d'inspiration, inscrit dans l'instant et figé sur la toile, est le véritable enjeu de cette peinture. Elle cherche à mener le spectateur, hors du temps, hors de tout lien matériel, idéologique ou même culturel, dans une sorte de vertige de liberté esthétique partagé. Par son attitude de détachement, elle s'apparente aux stèles romaines qui au bord du chemin s'adressaient aux vivants pour qu'ils leur prêtent un regard : elle dit sans affirmer, laisse apparaître à travers l'étendue des sensations possibles quelque chose qui peut nous unir, elle ouvre une voie qui laisse le temps en suspens dans la simple contemplation de l'existence et des énergies qui nous animent.

Pierre Loze - juillet 2015

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Marie-Françoise Plissart, Philippe De Gobert et Gilbert Fastenaekens

ATELIERS, USINES & BUREAUX

Dans le cadre des Journées du Patrimoine en Région
Bruxelles-Capitale du 19 et 20 septembre 2015


Vernissage jeudi 10 septembre à partir de 18h30
Exposition du 11 septembre au 3 octobre 2015

Trois photographes aux prises avec la lumière, mais aussi avec des lieux dont on n'attendrait pas vraiment qu’ils les prennent pour sujet: espaces de travail, lieux industriels, usines, ateliers de fabrication d’objets, architectures construites à l’économie sans volonté de créer la beauté, mais qui dégagent souvent une poésie singulière. Depuis longtemps des bâtiments, délaissés au gré des mutations industrielles, ont été recolonisés par les artistes.

Il y a une quarantaine d’années, les jeunes compagnies de spectacle, fuyant les espaces consacrés, s’en sont emparés et en ont fait leurs lieux privilégiés d’expérimentation théâtrale. Les expositions d’art, minimalistes ou conceptuelles, ont elles aussi choisi de s’installer dans ces lieux alternatifs souvent très vastes et qui semblaient disponibles à l’invention en dehors des conventions artistiques. À travers ces réaffectations, ces lieux ont acquis une réputation de beauté architecturale qui ne leur était guère reconnue jusqu’alors. La ville a découvert ainsi ses ressources en espace en même temps qu’une partie importante de son patrimoine historique. L’archéologie industrielle est née de ce mouvement. Le lien s’est établi entre le passé industriel et la création contemporaine dans des espaces vierges de signes culturels qui semblaient s’ouvrir davantage à l’invention de la nouveauté et à l’expression d’une monumentalité différente de celle qu’exprimaient les générations précédentes. Une foule d’artistes se sont nourris de l’inspiration que leur suggéraient ces espaces bruts, sans expression de style, où régnait l’esprit des ingénieurs.

Marie-Françoise Plissart, Philippe De Gobert et Gilbert Fastenaekens témoignent chacun à leur manière de ce mouvement d’idées et de cette nouvelle sensibilité qui a porté leur art et nous offre un regard stimulant sur d’autres formes de beauté.

Pierre Loze

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Françoise Fauconnier ROCK ART


Art rupestre du Sud-Est de la Bolivie

vernissage mercredi 10 juin à partir de 18 heures
exposition du 11 au 27 juin 2015


ouvert pendant Bruneaf
mercredi 10 juin : 15 à 21h. jeudi 11 juin : 11 à 20h.
vendredi 12 et samedi 13 juin : 11 à 19h. et dimanche 14 juin : 11 à 17h.

Ensuite horaire habituel : jeudi, vendredi et samedi : 14 à 18h.
Association du Patrimoine artistique - 7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles - 02 512 34 21
info@associationdupatrimoineartistique.be

Cette exposition est à la fois un hommage à une civilisation précolombienne disparue et à l’archéologue qui nous l’a fait connaître. Les relevés qu’on peut y voir concernent des sites découverts dans des déserts de roches des hauts plateaux boliviens, peuplés d’épineux et de cactus, perchés à des altitudes qui défient la résistance humaine. Ils traduisent avec une parfaite clarté les traces parfois presque disparues de gravures rupestres laissées par des hommes qui ont vécu là il y a plusieurs siècles. Avec une précision comparable à celles de partitions musicales, ils nous restituent l’espace-temps d’un autre monde lointain, en même temps que l’univers matériel et spirituel dans lequel se débattaient ces hommes. Nous voilà devant une culture préhistorique inconnue et fascinante, exprimant ses modes de vie et de subsistance, ses croyances, avec une incroyable puissance de suggestion. Quelque 800 roches inventoriées laissent deviner l’importance et la cohérence de cette culture, celle des Chichas sur laquelle on sait très peu de chose.

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Martine Janta et Philippe Brodzki




Originalité, singularité, obstination : la carrière et l'œuvre de Philippe Brodzki se déroulent depuis quarante ans en dehors des grands mouvements qui balisent l'art contemporain, avec une continuité fascinante. Beaucoup de créations d'artistes actuels procèdent d'un contexte culturel et d'un système d'idées et de signes auxquels ils participent et qu'ils alimentent en même temps.

Rien de semblable avec les sculptures de Philippe Brodzki. Nous entrons dans un univers totalement personnel dont les références possibles ne peuvent se trouver que dans des époques vertigineusement lointaines de la nôtre: civilisation précolombienne ou chinoise, Sumer, Grèce archaïque, etc. Rien qui puisse nous rassurer dans un système de goût moderne et conforter l'image de la société d'aujourd’hui.

L'effet de choc et d'étrangeté de cet art, bien actuel, n'en est que plus puissant, nous faisant ouvrir de grands yeux innocents, créant parfois un sentiment d'inquiétude, voire de rejet au premier abord. C'est que l'expression charnelle de cet art et son discours sur le corps et l'animalité se trouvent, eux aussi, bien loin des représentations et des canons auxquels nous sommes accoutumés. Philippe Brodzki nous parle d'une autre beauté qui se nourrit des souvenirs des Kouros et Korè du VIe siècle grec avant J. C. Comme des allégories de nos désirs enfouis, ses cavaliers déboulent de steppes lointaines dont l'Europe a craint si longtemps les grandes invasions. Ses portraits évoquent des monarchies disparues, prêtes à renaître. Ses monstres animaux ont un parfum de mythologie orientale qui suggère des accouplements réservés aux dieux seuls. Et pourtant les guerriers ou les femmes nues, qui chevauchent si pudiquement leur monture, sont troublants de présence charnelle et de candeur. Et cette innocence, nous la retrouvons à tout instant, au gré d'un hasard, parmi les êtres qui nous entourent dans ce monde à peine plus rassurant qui est le nôtre. Cet art évoque une humanité éternelle et un monde sans âge, celui de la jeunesse et de la cruauté du désir...

Une longue complicité artistique lie Philippe Brodzki à Martine Janta qu'il a invitée à exposer à ses côtés. Avec cette même obstination, elle s'est attachée à des portraits d'animaux qui font un écho au bestiaire universel où nous emmène Philippe Brodzki.

Pierre Loze

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