Association du patrimoine artistique asbl



Un chemin imprévu
Un chemin imprévu
Florence Vercheval
et ses artistes invitées : Colombe Isa Lange et Anne Germe
Esthétiques parallèles
Le goût dominant est un univers complexe, en tension permanente, au service du capitalisme mangérial.Il s'y déroule des luttes silencieuses mais implacables. Entre les pôles de l'art dit contemporain, de l'architecture et de la mode, le navire du bon goût doit garder son cap, servi par les domestiques tyranniques que sont le design et le graphisme. Instrumentalisée par les générations successives, animéepar l'arrivisme social, et guidée par le profit, la ligne exige d'incarner l'instant. Jusqu'à l'inconfort du visiteur, de l'habitant ou du lecteur, elle doit s'imposer.Dans cet univers très codé, où il faut se tenir à jour, il existe évidemment des crispations, des refuges, des retranchements, des luttes, des replis, et des académismes. Qui ne se lasse de ces espaces blancs, de ces minimalismes, de ces raideursconvenues, expression d'un vide ? Qui veut encore participer à cette fête lugubre ?
Avec l'exploration d'esthétiques parallèles, Florence Vercheval se place hors-jeu et suspend ces règles. Elle déroute à plaisir les jugements, déjoue les conformismes, en allant chercher des objets qui n'appartiennent pas et n'ont jamais participé au goût dominant. Elle les remet en scène, les fait dialoguer, les met en résonance. Et c'est tout un petit théâtre d'ombre du passé qui se met en branle, rêverie de jeune fille, Arlequin, tambour major, bel officier. Le rideau se lève sur un goût d'opérette, il y a dans l'approche de ces bribes du goût populaire ou enfantin, beaucoup de tendresse, une détente, une sympathie. Loin du goût pour le kitch ou du second degré du Pop Art, son attitude débouche sur une sorte d'adhésion sans réserve qui ouvre sur des univers poétiques, sur des greniers de grand-mère, sur des illusions romantiques. Il y a aussi une liberté qui s'exprime et s'autorise à aimer, une recherche, une exploration des formes du goût qui s'émancipe des conformismes.
Pierre Loze





Le fauvisme
LA RÉVOLTE DE LA COULEUR
Le Fauvisme belge 1904-1918
du 31 mars au 7 mai 2022
COMMISSAIRE : Constantin Ekonomides
Avec catalogue
Ce fut un mouvement d'une dizaine d'années à peine, avant 1914. Des jeunes peintres, qui considéraient que l'Impressionnisme avait tout dit, cherchèrent une nouvelle voie dans l'expression de la couleur. Leurs œuvres avaient parfois le caractère et la fraîcheur de l'esquisse. Ils furent très mal accueillis par la critique bruxelloise. Mais un jeune poète du nom d'Apollinaire vint de Paris pour les soutenir. En France, un mouvement semblable naissait et l'on traita les artistes qui s'y illustraient de fauves. On ne manqua pas d'en faire autant à Bruxelles. L'époque était inquiète : rejet de l'Art Nouveau, retour aux styles classiques.On parlait de réarmement, de tensions internationales, de guerre possible. Ces peintres se réfugièrent entre amis dans la campagne des environs de Bruxelles, ils célébrèrent à leur façon la nature, exprimèrent la puissance des sensations, l'intensité de l'instant, la saveur de la vie simple, le monde des paysans, les petits estaminets populaires, tournant résolument le dosà un Académisme qui tentait encore d'imposer ses règles. C'était un cri de vie et un élan de jeunesse, dans le climat de ce qu'il faut bien appeler l'avant-guerre. Au cœur de l'été, le 4 août, en dépit des courants pacifistes qui traversaient la société, le pire arriva : la mobilisation. Quatre années d'une guerre inutile qui fracassèrent ce mouvement artistique. L'Expressionnisme était en germe dans cette révolte de la couleur, qui était aussi la révolte par la couleur. Les lendemainsdu 11 novembre furent amères. Le deuil, un pays ruiné, une épidémie de grippe dite espagnole. Il fallut tout reprendre à zéro et attendre l'Art Déco.
Pierre Loze
Œuvres provenant de collections privées. Artistes présentés : Jos Albert, Jean Brusselmans, Philibert Cockx, Charles Counhaye, Gaston De Beer, Anne-Pierre de Kat, Jehan Frison, Marcel Jefferys, Fernand Lantoine, Georges Lemmen, Médard Maertens, Paul-Jean Martel, Maurice Meynart, Navez Arthur, Auguste Oleffe, WillemPaerels, Pierre Paulus, Constant Permeke, Ferdinand Schirren, Pierre Scoupreman, Rodolphe Strebelle, Fernand Verhaegen, Maurice Wagemans, Rik Wouters.
Bruxelles autrefois
LA SENNE A CIEL OUVERT
de la période française au voûtement (1795 - 1871)
est prolongée jusqu'au 19 février.
OUVERT les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures
Soyez les bienvenus.
Bruxelles autrefois
La promenade le long de la rivière bruxelloise continue...
LA SENNE A CIEL OUVERT
de la période française au voûtement (1795 - 1871)
Du 9 décembre au 29 janvier 2022
Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures
7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles (Sablon)
Sans réservation pour les visites individuelles
C’est aux alentours de la Senne, dans les quartiers où l’artisanat tributaire de l’eau s’était développé depuis le Moyen Âge, qu’a débuté la révolution industrielle à Bruxelles. L’étude de cette partie de la ville, de 1795 à 1871, démontre les conséquences très rapides des réformes qui furent imposées par la Révolution française. En quelques décennies,
quantité d’activités industrielles se sont installées dans le tissu urbain médiéval, qui s’est considérablement densifié, et qui a fini par imploser sous l’effet de la surpopulation et de l’insalubrité.
Pour la première fois, une étude minutieuse, maison par maison, met à profit les dossiers de rapports d’expropriation conservés aux Archives générales du Royaume. Elle permet de comprendre le processus de dégradation du tissu urbain et des conditions de vie qui a conduit à la décision d’entreprendre le voûtement complet de la rivière, suite à une vague d’épidémies meurtrières. On y observe la coexistence de modes de vie anciens et d’activités industrielles dans des quartiers de plus en plus densément habités où le débit de la rivière ne suffisait plus à garantir la salubrité.
Cette histoire de la Senne au 19esiècle constitue une suite à l’exposition consacrée à la rivière bruxelloise du Moyen Âge au 18esiècle, qu’elle vient enrichir par une abondante iconographie en partie inédite.
On y découvre l’allure de ces quartiers qui ont disparu, remplacés par les grands boulevards et la Bourse de Commerce dans le but de donner un nouveau visage à la capitale.
Cette exposition est liée aux 150 ans du voûtement de la Senne. D'autres expositions sont proposées par la Région Bruxelles-Capitale, les Musées de la Ville de Bruxelles, les Halles Saint-Géry. #150Senne





Bruxelles autrefois
L’Association du Patrimoine artistique vous invite dans son espace à poursuivre la promenade le long de la rivière bruxelloise. L’exposition La Senne à ciel ouvert du Moyen Age au XVIIIe siècle est prolongée ; elle change progressivement pour aboutir au deuxième volet.
Volet 2
LA SENNE A CIEL OUVERT
de la période française au voûtement (1795 - 1871)
Du 9 décembre au 29 janvier 2022
Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures
7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles (Sablon)
Catalogue en cours d'élaboration
Liste des images : J.-B. Van Moer, aquarelle © Musées de la Ville de Bruxelles - Maison du Roi./L. Ghémar,1867, photographie © KBR, Cabinet des Estampes./G.-P. Burggraaff, lithographie et aquarelle, vers 1820/1825© KBR, Cabinet des Estampes./J.-T. Kämpfe,juillet 1870,photographie © KBR, Cabinet des Estampes. /L. Ghémar,La Veuve Bruggemans à sa fenêtre, détail,1867 ©KBR, Cabinet des Estampes.





Bruxelles autrefois
Volet 1
LA SENNE A CIEL OUVERT
du Moyen Age au 18e siècle
accompagnée d'un catalogue
Du 14 octobre au 27 novembre 2021
Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures
7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles





Louis Thévenet
Louis Thévenet 1874-1930
La vie est là, simple et tranquille
Exposition du 25 février au 3 avril - commissaire C.Ekonomides
On pénètre dans les tableaux de Thévenet comme on entre chez soi, en poussant la porte d'une maison familière. Ils nous introduisent dans un monde silencieux et apaisé fait d'humbles objets de la vie de tous les jours. Des intérieurs bien rangés, une vieille armoire, un portemanteau...





ARMAND RASSENFOSSE (1862-1934), UN DESSIN SI PARTICULIER
Du jeudi 3 septembre au samedi 24 octobre 2020
Les jeudis,vendredis et samedis, de 14 à 18 heures
Association du Patrimoine artistique - 7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles









