Association du patrimoine artistique asbl

FORTISSIMI SUNT BELGAE

SCULPTURES ET DESSINS

MATHIEU FAVRESSE

Exposition du 8 au 30 novembre 2019

Vernissage jeudi 7 novembre de 18 à 21 h.

Association du Patrimoine artistique - 7 rue Charles Hanssens à 1000 Bruxelles

Jeudi, vendredi et samedi de 13 à 19 h.

Voilà un artiste qui ne se laissera pas volontiers classer et se méfie des catégories qu'invente la critique. Je le comprends. J'aime chez lui ce ferment d'insubordination. Et je me souviens d'un professeur historien de l'art, poète et académicien qui nous préparait à notre métier, au début des années '70. Il évoquait en chaire à l’université "l'art de nos régions", anticipant ainsi, subtilement, cette prochaine aversion pour le mot Belgique qui allait caractériser les années à venir. Donnant cours vers trois heures de l'après-midi, d'un ton salonnard, il savait admirablement combiner un bâillement à peine dissimulé et la prononciation de Vent Gogh ou Vent Rysselberghe. Sommes-nous là pour réduire le message des artistes à un bavardage culturel ?

Mathieu Favresse s'intéresse passionnément à ce petit pays qui connut l'excellence, qui rayonna dans le monde entier, et engendra de grands artistes, poètes, peintres, musiciens, architectes. Il se replonge avec délice dans ce grand moment de la fin du 19e et du début du 20e siècle que traversa la Belgique, et nous en fait revivre l'esprit. Le pays des "Magritte du cinéma" et des "films culte" réclame-t-il ses clichés, ses "images-choc". Veut-il des "icônes" ? Qu'à cela ne tienne, il en fera : James Ensor, Rik Wouters en mixed média, technicolor, et 3D post-post-impressionniste. Mais aussi Horta en buste, grave et admirable, Hergé pris sur le vif, saisissant, et le père de Gaston Lagaffe, rêveur et délicieux. C'est avec humour et tendresse, mais avec force que Mathieu Favresse convoque toute la ménagerie identitaire d'un pays en mal de lui-même, pour en réveiller les sens et le secouer. Ses lions sont les cousins de ceux qui ornaient nos monuments fondateurs, rarement observés ailleurs que dans un cirque. Et pour être certain qu'on se demande s'il est sérieux, à côté de ses dessins où il reconstitue les grands moments des Expositions universelles ou les performances techniques de ce pays d'ingénieurs, il nous fera aussi des chiens ou des chevaux, pour être sûr qu'on ne le prenne pas pour un minimaliste conceptuel et qu'on le soupçonne un peu d'être pompier. J'aime les artistes qui sèment le doute et nous sortent du confort esthétique.

Pierre Loze - septembre 2019

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Exposition de la rentrée 2019

LES EGLISES, CHAPELLES

ET COUVENTS DISPARUS

BRUXELLES AUTREFOIS

Du 5 septembre au 26 octobre 2019

Ouvert les jeudis, vendredis et samedis de 14 à 18 heures

Association du Patrimoine artistique

- rue Charles Hanssens 7 à 1000 Bruxelles -

Exposition associée aux Journées du Patrimoine 2019

interview à écouter : Pierre Loze /Thierry Genico :https://player.fm/…/par-oui-dire-quelque-chose-du-temps-260…

L'association fête aussises40 ans d'existence1979 - 2019

Avant que les musées n’existent, avant que la notion d’art ne soit devenue aussi explicite qu’elle l’est aujourd’hui, les églises étaient autrefois des lieux privilégiés de rencontre du public avec l’œuvre d’art. Elles constituaient en quelque sorte les musées de la société de l’ancien régime, avant que ceux-ci ne voient le jour à la fin du 18esiècle et au début du 19esiècle. Plusieurs guides de Bruxelles ou des Pays-Bas furent d’ailleurs publiés dans les décennies qui ont précédé la Révolution française, permettant aux visiteurs amateurs d’art de faire le tour des églises et couvents qui possédaient des œuvres remarquables.

Avec cette exposition et la publication qui l’accompagne, l’Association du Patrimoine artistique rappelle cette réalité historique et offre une réponse à la thématiqueUn lieu pour l’artproposée par les Journées du patrimoine en 2019. Elle célèbre en même temps ses quarante années d’existence, en renouant avec les préoccupations qui sont à l’origine de sa création en 1979. C’est en effet par des publications sur le patrimoine des églises bruxelloises que l’Association a commencé à se faire connaître. En collaboration avec la Société royale d’Archéologie de Bruxelles, elle avait conçu pour les célébrations du millénaire de la fondation de notre capitale une exposition réunissant dans l’église Notre-Dame-de-la-Chapelle les œuvres les plus remarquables conservées dans les églises de la région bruxelloise. Il s’agissait aussi d’attirer l’attention sur un patrimoine d’art religieux parfois négligé et par là même menacé dans sa conservation. Dans la foulée de sa création et de cette activité éditoriale et de sensibilisation, l’association avait obtenu les fonds pour faire réaliser, par des restaurateurs agréés par l’institut du Patrimoine artistique (IRPA), les indispensables soins de conservation que réclamaient une série de tableaux de Théodore Van Loon et ceux des paysagistes brabançons conservés dans des églises bruxelloises. Une récente exposition consacrée à ce peintre a permis de réunir et d’admirer ces tableaux, dont certains, en particulier leMartyre de saint Lambert, furent sauvés alors par ces restaurations.

À l’origine de ce mouvement se trouvait un jeune fonctionnaire de l’IRPA, Denis Coekelberghs, chargé alors de l’inventaire photographique du mobilier des églises du Brabant. C’est lui qui, alertant le bourgmestre de Woluwé-Saint-Lambert, François Persoons, sur l’état du tableau conservé dans sa commune, trouva en lui un Secrétaire d’État à la culture attentif au sort du patrimoine d’art religieux, qui déclencha la création d’une a.s.b.l. capable de prendre des initiatives dans ce domaine. Malheureusement François Persoons dut quitter le gouvernement, dès l’année suivante, et l’Association se retrouva bientôt orpheline de son parrain providentiel.

Qu’à cela ne tienne, on nous avait mis un outil extraordinaire en main. Une équipe interuniversitaire enthousiaste s’était formée et les occasions de publications et d’expositions de sensibilisation sur les domaines méconnus ou négligés de l’histoire de l’art ne manquaient pas. Paul Philippot, directeur honoraire de l’institut de Restauration à Rome et professeur à l’ULB, avait accepté d’être notre président et René Sneyers, directeur de l’IRPA, le conseiller technique en matière de restauration et conservation. L’engagement de jeunes historiennes et historiens de l’art sous contrat annuel, puis la constitution d’une équipe de permanents, ont permis d’aborder au fil de ces quarante ans, toutes sortes de sujets dont l’énumération dépasse le cadre de cette modeste publication. Parmi les nombreux collaborateurs passés par l’Association qui se sont formés en son sein, certains ont poursuivi leur carrière dans des institutions de conservation ou au service du patrimoine. Parmi les publications sur la peinture, l’architecture ou la sculpture des 17e, 18eet 19esiècles, plusieurs sont devenues des ouvrages de référence, indispensables pour la connaissance dans ces domaines; des monographies très complètes ont pu voir le jour, et parallèlement, des guides, des publications destinées à un plus large public, ont entretenu l’intérêt et l’attention pour ce que l’on appelait autrefois l’art national. Certaines de ces publications ont passé les frontières et figurent dans les bibliothèques étrangères, et ont fait et font encore découvrir la fécondité de l’art aux Pays-Bas espagnols, autrichiens et en Belgique, bien au-delà des noms connus.

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PASTELS

Jacqueline de Dorlodot

À propos de l'infini

Vernissage jeudi 2 mai à partir de 18 heures

à l'Association du Patrimoine artistique - 7 rue Charles Hanssens, 1000 Bruxelles - ouvert jeudi, vendredi, samedi de 14 à 18 h. - En présence de l’artiste tous les samedis - J. de Dorlodot+ 32 (0)498 19 60 69 + 32 (0)106 80 68

Jacqueline de Dorlodot, la rêveuse d’Ostende

À propos de l'infini

Homme libre toujours tu chériras la mer Baudelaire

Qui n'a ressenti, parfois, le sentiment de distanciation et de liberté que produit le spectacle de la mer et de son immensité ? Cette impression, fugace, nous libère un instant des soucis et des pesanteurs du quotidien. Elle survient lorsque nous effleure la pensée de l'infini, face auquel nous sommes si peu. Elle nous élève brièvement au-dessus de la mêlée des hommes et surtout, au-dessus de nous-mêmes.

Et pourtant, nous voici le plus souvent distraits devant la mer, submergés de sensations, fouettés par l'air vif,pris par l'agitation qui règne à ses abords et par la joie enfantine de ceux qui nous accompagnent. La philosophie s'accommode mal du bruit et de la vie ordinaire. Peut-être faut-il y revenir la nuit, et être seul face à elle, dans le silence? D'autant que le ciel étoilé en augmente le mystère.

Jacqueline de Dorlodot évoque cette sensation d'absolu qui peut nous prendre parfois. Elle ne peint pas la vraie mer, avec ses vagues, ses baigneurs, ses bateaux qui passent, ou ses drapeaux au loin, mais suggère plutôt le signe de la mer, et de cette immensité à la fois insondable et apaisante qui se confond avec celle du ciel. Elle suggère des effets de lumière et d'horizon lointain, dans des paysages sans localisation précise.

Cette stylisation, qui mène droit au but, fait de ses tableaux des petits objets de méditation qui nous conduisent à l'abstraction à partir d'un motif, celui d'un paysage imaginaire ne se référant à rien d'autre qu'à nous-mêmes et notre besoin d'absolu, souvent passager. Un paysage intérieur.

Du 15e au 17e siècle, ce genre de petits tableaux de méditation ont existé aussi. Ils utilisaient d'autres motifs: un visage rayonnant et pur d'un saint, ou le souvenir des souffrances endurées par le Christ. Nous accédons aujourd'hui à l'absolu par d'autres voies…

Pierre Loze

Œuvres sur papier de 1880-1910

La naissance de l'idée, les décennies de l'innovation

Exposition du jeudi 21 février au samedi 30 mars 2019

jeudi-vendredi-samedi de 14 à 18 heures

Association du Patrimoine artistique - 7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles -info@associationdupatrimoineartistique - commissaire : Constantin Ekonomides

Avec le soutien de PROPA affichage culturel et de EECKMAN Art et Insurance

http://mu-inthecity.com/2019/02/la-naissance-de-lidee-apa/​

http://www.boombartstic.be/agenda-boombartstic-25-fevrier-03-mars-2019/ (voir NOW agenda 25/2 au 3/3)

À partir du moment où, vers le milieu du XIXe siècle, des artistes ont commencé à tourner le dos aux conventions de l'art académique, à sa technique, à ses sujets, s'est ouvert un très vaste champ d'expérimentations artistiques. Les sujets convenus, historiques, mythologiques ou de genre, ont reculé devant l'observation de la nature, mais aussi devant un intérêt pour tous les aspects de la vie et de la société ou de la psychologie humaine. En peinture, cet élargissement des sujets et des intentions expressives a été évidemment porté par celle de la technique picturale. Mais la peinture est presque toujours précédée de nombreux dessins qui anticipent sa recherche, expérimentent et tentent déjà de fixer l'idée nouvelle, et l'effet inédit recherché. C'est déjà une œuvre à part entière. Aussi sommes nous amenés à regarder les dessins de la seconde moitié du XIXe siècle avec une tout autre attention pour y déceler les intentions qui y sont en germe. Le dessin suggère déjà la lumière, devenue une préoccupation première, il évoque, avec autant si pas plus d'acuité, l'instant recherché qui sera chez les uns l'instantané, et chez les autres l'instant qui dure et se prolonge en une rêverie infinie. Le vaste spectre qui s'ouvre dans les préoccupations va du réalismeau luminisme, de l'impressionnisme au symbolisme. Et le dessin est parfois un moyen plus délicat et plus léger pour suggérer des instantanés lumineux, des éblouissements ou des visions, ou encore des rêveries et des fantasmes, que la mise au net en peinture alourdit parfois.

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LE JARDIN SAUVAGE

Une exposition et un livre

encres de Chine de Paul de Gobert - texte de Pierre Loze

Prisme Editions

Exposition du 15 novembre au 8 décembre

à l' Association du Patrimoine artistique, 7 rue Charles Hanssens,1000 Bruxelles

OUVERT jeudi, vendredi et samedi de 14 à 18H

Le jardin actuel, sorte de salon de verdure, avec ses parterres et massifs suggérant des meubles, son gazon s’étendant comme un tapis, ses allées de gravier entretenue au roundup est-il toujours de mise au moment où nous découvrons que la biodiversité est menacée? L’écrivain Pierre Loze et le peintre Paul De Gobert se sont unis pour évoquer LeJardin Sauvage,refuge des oiseaux et des abeilles. Une exposition de dessins accompagnée d’un livre, qui voudraient nous ouvrir les yeux sur la beauté et la diversité de la nature et qui se penche sur l’étrange relation que nous avons à présent avec elle, au risque de mettre ses équilibres en péril. Le Jardin sauvage est aussi celui que nous avons en nous depuis l’enfance, la source de notre désir de liberté et de créativité, et le rappel de notre encrage dans l’univers et de notre conscience d’y appartenir. Paul De Gobert dans sesdessins à l’encre de Chine et à l’eau suit la voie des anciens mais avec une écriture étonnamment actuelle, que nous ne pourrions déchiffrer sans avoir vu Cy Twombly ou le dessin japonais, ou sans avoir compris les significations de l’Abstraction. L’écriture de Pierre Loze est elle aussi celle des classiques, elle utilise un langage simple, avec la volonté de créer une fable aussi douce à lire que lesLettres de mon moulin.

un aperçu :

https://www.prisme-editions.be/sendy/l/ir1REM91lf05ck4pvwEHcw/gXXP7qWUWmVKS75ACiuIIQ/111be2my8Tgtu0QA892mRhPQ

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BRUXELLES

À LA FIN DE L'ANCIEN RÉGIME

Des Grandes Demeures ... aux impasses

Bruxelles a connu depuis des siècles de nombreux bouleversements qui ont fait disparaître les derniers vestiges de la ville d’autrefois. L’Association du Patrimoine artistique s'est mise en tête de nous faireredécouvrir la ville ancienne.À partir de plans mis à grande échelle, on peut aisément localiser les rues, ruelles et impasses, marchés et fontaines ainsi que les bâtiments civils et religieux de la ville. Près d'une centaine de gravures, dessins et photographies accompagnent cette rencontre avec le Bruxelles disparu.

Avec l’aimable collaboration de Monsieur Claude Van Loock et du Cercle d’Histoire de Bruxelles. En partenariat avec le CIDEP et le Musée de la Médecine.

Exposition du jeudi 6 septembre au samedi 27 octobre 2018

jeudi-vendredi-samedi de 14 à 18 heures

à l'Association du Patrimoine artistique

7 rue Charles Hanssens, 1000 Bruxelles

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Guy Remy Vandenbulcke
association du patrimoine artistique

PEINTURES 2008-2018

Vernissage jeudi 19 avril de 18 à 21h.

Exposition du vendredi 20 avril au 5 mai 2108

ouvert jeudi-vendredi-samedi de 14 à 18h.

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Les XX et La Libre Esthétique

impressionnisme - luminisme - fauvisme

Exposition du jeudi 15 février au samedi 31 mars 2018

Association du patrimoine artistique

7 rue Charles Hanssens à 1000 Bruxelles

jeudi, vendredi et samedi de 14 à 18 heures

Une œuvre d’art vaut pour ce qu’elle est et dit, et non pour ce qu’elle annonce.

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LUCIEN STASSEN

PEINTURES

exposition du 19 janvier au 4 février 2018

Association du Patrimoine artistique

7 rue Charles Hanssens à 1000 Bruxelles

jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18 heures

vernissage jeudi 18 janvier de 6 à 9 heures

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RAINER TAPPESER

Berliner Jahre - Années berlinoises 1969-1973

Grisebach à Berlin du 27 septembre au 4 novembre 2017

https://www.grisebach.com/tappeser/

Grisebach à Düsseldorf du 7 décembre 2017 au 2 février 2018

Exposition à Bruxelles du 24 novembre au 17 décembre 2017

Association du Patrimoine artistique rue Charles Hanssens 7 à 1000 Bruxelles. Jours et heures d'ouverture : jeudis, vendredis, samedis et exceptionnellement tous les dimanches de 14-18h.

Vernissage jeudi 23 novembre 18-21h.

Rainer Tappeser Berliner Jahre / Années berlinoises 1969-1973 Catalogue édité par Grisebach © 2017 Deutscher Kunstverlag Gmbk Berlin München. Avec les textes de Florian Illies et Sabine Schaschl (en all et fr). Dépliant inséré : texte de Pierre Loze (en all et fr).

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