Association du patrimoine artistique asbl

PROLONGATION

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EXPOSITION à l'APA


Prolongation jusqu'au 17 décembre 2022 mais uniquement sur rendez-vous en téléphonant au +32 25 12 34 21 ou en écrivant à : as.pat.art@gmail.com

CALCUTTA, Bengali Palaces and Vestiges of Her Majesty's Empire.
Photographs by Fabien de Cugnac & François Loze

Il faut relire les nouvelles de Kipling pour retrouver l’ambiance si particulière de la colonie anglaise et la mentalité prétentieuse, arrogante et sans scrupule qui animait les élites blanches qui la dirigeaient. En même temps que le climat de l’Inde, aussi omniprésent que lui, se dessine l’expression d’un sentiment de supériorité, se dégageant derrière chacune des phrases de cet auteur décrivant les paysages et des mœurs d’un pays habité par ceux que l’on appelait des indigènes. Il faut avoir vécu cette ambiance qui colle à la peau autant que l’effet que produit la chaleur pour la reconnaître infailliblement, et comprendre le sentiment des hommes qui subissaient quotidiennement cet état d’esprit.

L’architecture des palais que nous montrons dont la plupart étaient situés dans la «ville noire», est née d’un sursaut de dignité et comme une volonté d’affirmation, en réplique aux architectures monumentales que le gouvernement anglais fit élever pour démontrer son écrasante prépondérance et la supériorité de la race blanche. En Inde, deux sociétés à castes se sont rencontrées et se sont côtoyées, vivant séparément, avec chacune leur mépris de classe ou de castes, auquel s’ajoutait le préjugé de race. La soumission de l’une à l’autre n’avait qu’une seule raison, la supériorité militaire, nullement due à la bravoure, mais technique, et implacable.

Ces palais de Calcutta, situés au nord de la ville blanche où les Anglais restaient entre eux, s’élevaient dans les quartiers très animés qui entouraient Chiptur road. Ils ont été habités par une frange de la haute société bengalie qui depuis le 18e siècle commerça avec les Anglais, s’accommoda de leur présence, fit les nouvelles affaires avec eux, et subissant la colonisation, s’efforça d’affirmer aussi son existence en tentant de préserver son identité spécifique.

Le charme de ces architectures, qui adoptaient le langage du palladianisme anglais, réside dans la façon dont elles exprimaient aussi un art de vivre autour de grandes cours ombragées, qui les rapproche davantage des palais italiens que des demeures puritaines anglaises. Elles traduisent un hédonisme qu’on chercherait en vain dans les constructions laissées par les colonisateurs entièrement vouées à l’expression des symboles du pouvoir.

Mais ces élites ne se sont pas contentées de s’approprier les signes d’expression architecturale, elles ont aussi adopté et assimilé les connaissances littéraires, philosophiques, techniques et scientifiques des occupants anglais, en même temps que leur langue. Et cet élan d’ouverture a du même coup engendré l’apparition de la littérature écrite bengalie et un sursaut de la culture, que l’on a appelé la renaissance bengalie. Un moment de civilisation, un essor dans tous les domaines des arts, des sciences, ou de la philosophie et une fermentation d’idées de résistance qui ont conduit à l’indépendance de l’Inde. Curieusement, l’Inde d’aujourd’hui ne veut plus se souvenir de ce qu’elle doit à ces élites qui ont certes collaboré avec l’occupant mais sont à l’origine de l’Inde moderne.

La plupart des palais qui sont présentés dans cette exposition sont en triste état ou ont même été démolis. Ce reportage, réalisé il y a une trentaine d’années en 1989, est un témoignage exceptionnel et un constat de ce moment où deux civilisations se sont rencontrées et ont données l’une à l’autre le meilleur de ce qu’elles pouvaient en dépit des erreurs de l’Histoire.

Pierre Loze - novembre 2022

Bande annonce en français ----- Bande annonce en anglais (teaser)

Catalogue : 16,5 x 24 cm, 152 p., 240 ill.
Entrée gratuite

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XXe

CALCUTTA

Bengali Palaces & Vestiges of Her Majesty's Empire

Photographs by Fabien de Cugnac & François Loze


Du 15 septembre au 29 octobre 2022

Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles (Sablon)


Bande annonce en français

Bande annonce en anglais (teaser)

Heritage Days/Journées du Patrimoine OFF​ 2022 - Traces de la colonisation - 17 & 18 sept. de 10 à 18 h

La population du Bengale est historiquement la plus imprégnée culturellement en Inde par l’occupation anglaise. Ses élites étaient étroitement liées à la Compagnie anglaise des Indes orientales. À Calcutta se concentrait une population composée des membres de l’administration de la compagnie, de militaires et des grandes familles indiennes, confortablement établies, prenant part au commerce, et finançant même la Compagnie par ses prêts, pour ses opérations commerciales, mais aussi militaires. Cet entrelacement d’intérêts économiques, de proximités et d’influences culturelles mutuelles fut le terreau d’une refondation culturelle qui toucha la philosophie, la religion, les arts, se développant parmi les élites bengalies, dont certaines avaient parfois fréquenté les écoles et universités anglaises. L’émergence d’une classe moyenne formée dans les collèges et les nouvelles universités locales, dont celle de Calcutta, créée en 1857, amplifia le mouvement. Il finit par toucher une large part de la société indienne à la fin du XIXesiècle.

L’attrait pour le patrimoine architectural de Calcutta s’est historiquement porté sur les résidences et édifices officiels anglais datant de la période coloniale plus que sur les grands palais de la ville bengalie. Mais les palais enfuis dans les méandres du nord de la ville, évoquant la Grèce et la Rome antique par leurs formes générales, empruntant aux arts locaux détails et ornementations, n’ont pas manqué de fasciner également les visiteurs. À l’époque de leur construction, ils étaient entourés de jardins mais au XXesiècle, sous l’effet de la pression démographique, du déclin économique et des successions, la ville a petit à petit englouti dans son développement le patrimoine d’une caste qui a perdu son statut économique. La nationalisation d’une grande partie de ses avoirs fonciers et l’abolition des privilèges de cette caste par le nouvel état indien en 1947 expliquent cette évolution urbanistique.

Lors de leurs reportages photographiques en 1990, Fabien de Cugnac et François Loze ont eu la chance d’être parfois introduits dans les intérieurs de réception de ces demeures, plongés dans la pénombre de salons aux persiennes fermées, intacts depuis tant de générations, loin de la chaleur et du tumulte des ruelles avoisinantes. Les portraits des aïeuls, les grands miroirs écaillés par le temps, les lustres, les fauteuils, ce mobilier de style témoignent encore de l’influence occidentale parmi les élites bengalies au XIXe.

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Catalogue/catalog : 240 ill., 16,5 x 24 cm, 152 p., texte/text F. loze.

Fabien de Cugnac

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XIXe-XXe siècle

Date

LA RÉVOLTE DE LA COULEUR

Le Fauvisme belge 1904-1918

DU 31 MARS AU 7 MAI 2022

jeudi - vendredi - samedi de 14 à 18 h

Lieu

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles (Sablon)

Texte

Texte

Ce fut un mouvement d'une dizaine d'années à peine, avant 1914. Des jeunes peintres, qui considéraient que l'Impressionnisme avait tout dit, cherchèrent une nouvelle voie dans l'expression de la couleur. Leurs œuvres avaient parfois le caractère et la fraîcheur de l'esquisse. Ils furent très mal accueillis par la critique bruxelloise. Mais un jeune poète du nom d'Apollinaire vint de Paris pour les soutenir. En France, un mouvement semblable naissait et l'on traita les artistes qui s'y illustraient de fauves. On ne manqua pas d'en faire autant à Bruxelles. L'époque était inquiète : rejet de l'Art Nouveau, retour aux styles classiques.On parlait de réarmement, de tensions internationales, de guerre possible. Ces peintres se réfugièrent entre amis dans la campagne des environs de Bruxelles, ils célébrèrent à leur façon la nature, exprimèrent la puissance des sensations, l'intensité de l'instant, la saveur de la vie simple, le monde des paysans, les petits estaminets populaires, tournant résolument le dosà un Académisme qui tentait encore d'imposer ses règles. C'était un cri de vie et un élan de jeunesse, dans le climat de ce qu'il faut bien appeler l'avant-guerre. Au cœur de l'été, le 4 août, en dépit des courants pacifistes qui traversaient la société, le pire arriva : la mobilisation. Quatre années d'une guerre inutile qui fracassèrent ce mouvement artistique. L'Expressionnisme était en germe dans cette révolte de la couleur, qui était aussi la révolte par la couleur. Les lendemainsdu 11 novembre furent amères. Le deuil, un pays ruiné, une épidémie de grippe dite espagnole. Il fallut tout reprendre à zéro et attendre l'Art Déco.

Pierre Loze

Commissaire : Constantin Ekonomides

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Bruxelles autrefois

LA SENNE A CIEL OUVERT

de la période française au voûtement (1795 - 1871)

est prolongée jusqu'au 19 février.

OUVERT les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

Soyez les bienvenus.

Bruxelles autrefois

La promenade le long de la rivière bruxelloise continue...

LA SENNE A CIEL OUVERT

de la période française au voûtement (1795 - 1871)

Du 9 décembre au 29 janvier 2022

Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles (Sablon)

Sans réservation pour les visites individuelles

C’est aux alentours de la Senne, dans les quartiers où l’artisanat tributaire de l’eau s’était développé depuis le Moyen Âge, qu’a débuté la révolution industrielle à Bruxelles. L’étude de cette partie de la ville, de 1795 à 1871, démontre les conséquences très rapides des réformes qui furent imposées par la Révolution française. En quelques décennies,
quantité d’activités industrielles se sont installées dans le tissu urbain médiéval, qui s’est considérablement densifié, et qui a fini par imploser sous l’effet de la surpopulation et de l’insalubrité.

Pour la première fois, une étude minutieuse, maison par maison, met à profit les dossiers de rapports d’expropriation conservés aux Archives générales du Royaume. Elle permet de comprendre le processus de dégradation du tissu urbain et des conditions de vie qui a conduit à la décision d’entreprendre le voûtement complet de la rivière, suite à une vague d’épidémies meurtrières. On y observe la coexistence de modes de vie anciens et d’activités industrielles dans des quartiers de plus en plus densément habités où le débit de la rivière ne suffisait plus à garantir la salubrité.

Cette histoire de la Senne au 19esiècle constitue une suite à l’exposition consacrée à la rivière bruxelloise du Moyen Âge au 18esiècle, qu’elle vient enrichir par une abondante iconographie en partie inédite.
On y découvre l’allure de ces quartiers qui ont disparu, remplacés par les grands boulevards et la Bourse de Commerce dans le but de donner un nouveau visage à la capitale.

Cette exposition est liée aux 150 ans du voûtement de la Senne. D'autres expositions sont proposées par la Région Bruxelles-Capitale, les Musées de la Ville de Bruxelles, les Halles Saint-Géry. #150Senne

Fermeture annuelle

Fêtes de fin d'année : Fermeture de l'espace d'exposition à partir du jeudi 23 décembre jusqu'au mercredi 5 janvier 2022.

Nous vous souhaitons de Joyeuses Fêtes.

Bruxelles autrefois

L’Association du Patrimoine artistique vous invite dans son espace à poursuivre la promenade le long de la rivière bruxelloise. L’exposition La Senne à ciel ouvert du Moyen Age au XVIIIe siècle est prolongée ; elle change progressivement pour aboutir au deuxième volet.

Volet 2

LA SENNE A CIEL OUVERT

de la période française au voûtement (1795 - 1871)

Du 9 décembre au 29 janvier 2022

Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles (Sablon)

Catalogue en cours d'élaboration

Liste des images : J.-B. Van Moer, aquarelle © Musées de la Ville de Bruxelles - Maison du Roi./L. Ghémar,1867, photographie © KBR, Cabinet des Estampes./G.-P. Burggraaff, lithographie et aquarelle, vers 1820/1825© KBR, Cabinet des Estampes./J.-T. Kämpfe,juillet 1870,photographie © KBR, Cabinet des Estampes. /L. Ghémar,La Veuve Bruggemans à sa fenêtre, détail,1867 ©KBR, Cabinet des Estampes.

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Bruxelles autrefois

Volet 1

LA SENNE A CIEL OUVERT

du Moyen Age au 18e siècle

accompagnée d'un catalogue

Du 14 octobre au 27 novembre 2021

Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles

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Stephen Sack

RÊVERIES ANTIQUES

Photographies

Du 27 mai au 19 juin 2021

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Peinture

Louis Thévenet 1874-1930

La vie est là, simple et tranquille

Exposition du 25 février au 3 avril - commissaire C.Ekonomides

On pénètre dans les tableaux de Thévenet comme on entre chez soi, en poussant la porte d'une maison familière. Ils nous introduisent dans un monde silencieux et apaisé fait d'humbles objets de la vie de tous les jours. Des intérieurs bien rangés, une vieille armoire, un portemanteau...

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