Association du patrimoine artistique asbl

Bruxelles à la fin de l'Ancien Régime 

Des Grandes Demeures ... aux impasses

Bruxelles a connu depuis des siècles de nombreux bouleversements qui ont fait disparaître les derniers vestiges de la ville d’autrefois. Suite à notre exposition consacrée à Bruxelles aux XVIe et XVIIe siècles en automne 2017, l’Association du Patrimoine artistique monte pour l’automne prochain une nouvelle exposition ayant aussi Bruxelles comme thème, mais cette fois au XVIIIe siècle. La présente exposition utilisera les plans anciens de Bruxelles, mis à grande échelle, afin de permettre la localisation précise des rues, ruelles et impasses, marchés et fontaines ainsi que les bâtiments civils et religieux de la ville. Des gravures, dessins et photographies accompagneront cette redécouverte de la ville ancienne.

Avec l’aimable collaboration de Monsieur Claude Van Loock et du Cercle d’Histoire de Bruxelles. En partenariat avec le CIDEP et le Musée de la Médecine.

Exposition : du jeudi 6 septembre au samedi 27 octobre 2018

du jeudi au samedi de 14 à 18 heures

7 rue Charles Hanssens 1000 Bruxelles

Les XX et La Libre Esthétique

impressionnisme - luminisme - fauvisme

Exposition du jeudi 15 février au samedi 31 mars 2018

Association du patrimoine artistique

7 rue Charles Hanssens à 1000 Bruxelles

jeudi, vendredi et samedi de 14 à 18 heures

Une œuvre d’art vaut pour ce qu’elle est et dit, et non pour ce qu’elle annonce. Depuis des années Constantin Ekonomides s’est consacré à l’étude des œuvres des peintres luministes belges. Il est animé par la conviction qu’il faut les regarder pour leurs qualités propres, et non par rapport à ce passionnant moment de la peinture dite impressionniste qui apparaît en France à partir de 1874. Les novateurs, qui ont tourné le dos à l’académisme dont l’école française avait mis en place le système dès 1800 en Belgique, sont apparus au tournant des années 1850 et 1860. La réception par le public belge de ces peintres en rupture complète avec le système n’est pas allée sans peine. Plusieurs d’entre eux connurent une misère noire. Les groupements et expositions créés par ces artistes n’eurent qu’une vie éphémère, marquée par les difficultés financières. En se mêlant à La Chrysalide et fréquentant ces artistes novateurs à la fin des années 1870, Octave Maus fit ses classes auprès d’eux et entra pleinement dans la compréhension de la problématique de l’art de son temps.

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LUCIEN STASSEN

PEINTURES

exposition du 19 janvier au 4 février 2018

Association du Patrimoine artistique

7 rue Charles Hanssens à 1000 Bruxelles

jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18 heures

vernissage jeudi 18 janvier de 6 à 9 heures

Peintures récentes

Les tableaux de Luc Stassen procèdent d'un mouvement qui est une évaluation critique permanente. Avec lui, nous examinons l'effet de telle couleur à côté de telle autre, sur telle étendue. Et si je fais cela? Leur aspect est ouvert, comme non définitif. Ils expriment un processus qui pourrait ne jamais s'arrêter. Le plaisir de voir les tons qu'on juxtapose, et cette mince bande qui les sépare, qui les fait chanter... Ou ces griffures qui leur donnent un aspect volontairement hasardeux... Des grandes plages un peu vibrantes et la matière un peu rugueuse où joue la lumière. Je pense au son dirty de Jimmy Hendrix, à ses accords brouillés, à tout ce qu'il y avait de frais et d'inédit dans la musique des années 70. Même côté expérimental. Le support est comme une sorte de champ d'expérience, limité à lui-même, mais qui met en jeu le sens plastique et le goût, et la recherche de sensations inédites.

Après un début de carrière solitaire dans les années 70 et 80, Luc Stassen s'est consacré à l'enseignement à Sint-Lucas à Bruxelles. Par cette mission à laquelle il s'est pleinement voué, il a enseigné, mais s'est aussi enseigné à lui-même. Modèle vivant, art du dessin, approche de la couleur. Il dessinait à côté de ses étudiants, participait à leurs exercices. Son œuvre actuelle est dans le prolongement de cet élan et nous sommes à ses côtés pour les apprécier et entrer dans ce plaisir d'évaluer... sans qu'il soit nécessaire d'en demander plus à l'art.

Pierre Loze

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RAINER TAPPESER

Berliner Jahre - Années berlinoises 1969-1973

Grisebach à Berlin du 27 septembre au 4 novembre 2017

https://www.grisebach.com/tappeser/

Grisebach à Düsseldorf du 7 décembre 2017 au 2 février 2018

Exposition à Bruxelles du 24 novembre au 17 décembre 2017

Association du Patrimoine artistique rue Charles Hanssens 7 à 1000 Bruxelles. Jours et heures d'ouverture : jeudis, vendredis, samedis et exceptionnellement tous les dimanches de 14-18h.

Vernissage jeudi 23 novembre 18-21h.

Rainer Tappeser Berliner Jahre / Années berlinoises 1969-1973 Catalogue édité par Grisebach © 2017 Deutscher Kunstverlag Gmbk Berlin München. Avec les textes de Florian Illies et Sabine Schaschl (en all et fr). Dépliant inséré : texte de Pierre Loze (en all et fr).

Cette peinture exprime une confiance extraordinaire. Elle évoque pour moi le climat de la fin des années 60 et du début des années 70 que j'ai bien connu. J'y retrouve les tons que l'on recherchait alors dans le design, l’automobile et même l'ameublement, cette audace dans l'emploi de couleurs inédites, inattendues, qui s'offraient en aplats denses ou éclatants. Mais tout tient ici dans leur mise en place, on dirait presque leur mise en scène, comme couleur, dans un jeu plastique qui traduit la volonté, la maîtrise, la conviction. Ces œuvres ont été créées dans un contexte particulier, celui de Berlin-Ouest : une ville qui se voulait une île de liberté face au monde totalitaire et qui se dressait, volontaire, face à la grisaille, enfermée par le rideau de fer. C'est dans cette ville que Rainer Tappeser, un peu isolé par rapport au réalisme berlinois, a étudié et connu ses premiers succès de jeune peintre, apprécié par des collectionneurs avisés. Dans ces mêmes années aux États-Unis, l'art s'engageait sur la voie de la dérision et du second degré, s'emparait des icônes médiatiques, et proposait un jeu de remise en question de l'art lui-même et de ses institutions muséales.

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Bruxelles, demeures nobiliaires disparues / Cantagallina, voyageur italien

association du patrimoine artistique, 7 rue Charles Hanssens, 1000 Bruxelles, mercredi-vendredi et samedi de 14 à 18H .

PROLONGATION jusqu'au 21 octobre

Pour les journées du partrimoine ouverture le samedi 16 et le dimanche 17 de 10 à 18 heures.

En 1971, était publiée sous la direction de l'archiviste en chef de la ville de Bruxelles, Mme Mina Martens, une réédition illustrée de la monumentale Histoire de Bruxelles de Henne et Wauters de 1840. Cette réédition, accompagnée de nombreux documents d'archives, dessins, gravures, plans et photographies anciennes, était malheureusement remplie d'imprécisions et d'erreurs (légendes inexistantes, clichés à l'envers, localisations fausses, etc.) qui ont durablement égaré les recherches et jeté dans un flou, qui n'est toujours pas dissipé, sur la connaissance de Bruxelles aux 15e, 16e et 17e siècles.

Avec cette exposition, nous voudrions contribuer à combler le retard considérable qu'accuse aujourd'hui la connaissance du foncier bruxellois de l'ancien régime et relancer les recherches iconographiques qui permettront de mieux appréhender l'état de la ville avant les grandes perturbations urbanistiques apportées par le 19e siècle. Notre but est d'y intéresser une nouvelle génération de chercheurs et de les attirer vers ces sujets.

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JEAN-PAUL EMONDS-ALT​

PHOTOGRAPHIES

CONGO 1956-1957

Dans le cadre de l’exposition des photographies de Jean-Paul Emonds-Alt, nous aimerions vous proposer une soirée Mémoire du Congo. Tous ceux qui ont un lien direct ou indirect avec le Congo sont les bienvenus en apportant si possible des documents antérieurs ou postérieurs à la colonisation belge: photos, enregistrements musicaux, archives…

Au plaisir de vous rencontrer ce vendredi 9 juin à partir de 18h jusqu’à je ne sais quelle heure? Nous nous occupons des boissons. Merci d’apporter quelque chose de comestible si l’on s’attarde…

Exposition du 19 mai au 11 juin 2017

Jeudi, vendredi et samedi de 14 à 18h.

http://mu-inthecity.com/2017/05/emonds-alt-photos/

Une publication est éditée à cette occasion de cette exposition

Textes de Pierre Loze, Léopoldville 1955-1960 et

Maximilien de Béthune, Un Éden africain 1933-1945

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ARIANE de BRIEY

Le vent se lève

exposition du 21 avril au 6 mai 2017

Vernissages jeudi 20 avril de 18 à 21 heures et dimanche 23 avril de 16 à 19 heures

Samedi 6 mai de 16h30 à 16h45
Lecture "Arbre pour mémoire", texte de Colette Nys-Mazure etdessins d'Ariane de Briey (Edition Signum). La lecture se fera en présence de l'auteur et sera suivie d'un drink de clôture

Association du patrimoine artistique 7 rue Charles Hanssens 1000 Bruxelles (Sablon)

jeudi, vendredi et samedi de 14 à 18 heures

www.arianedebriey.com

Araine de Briey s'est fait connaître par ses gravures, et bien sûr elle pratique aussi le dessin et la peinture, et même la sculpture, avec des créations textiles. Elle a une façon bien à elle de presser le papier et de traiter l'impression comme si elle devait atteindre, au-delà du papier, la rétine de celui qui le regardera. Il en reste une image qui dure et reste à l'esprit.

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Hippolyte Boulenger (1837-1874)

Exposition du jeudi 23 février au 1er avril 2017 à l'Association du Patrimoine artistique

7 rue Charles Hanssens (Sablon) à 1000 Bruxelles

jeudi, vendredi et samedi de 14.00 à 18.00

Cette rétrospective comporte une sélection d'une cinquantaine d'œuvres issues exclusivement de collections privées belges

Au milieu du XIXe siècle, dans l'ambiance sociale oppressante de la Belgique, en pleine révolution industrielle, Hippolyte Boulenger fut un artiste marginal en rupture complète avec l'ordre bourgeois et l'académisme dominant. Né à Tournai, de mère française et de père belge, il fut orphelin à seize ans. Il vécut brièvement auprès de sa famille maternelle à Paris et semble avoir alors pris connaissance de l'existence de l'école de Barbizon mais aussi des idées de la gauche révolutionnaire. Il rejoignit ensuite Bruxelles et tenta d'y survivre en travaillant sur le chantier de la rue Blaes tout en suivant les cours de peinture à l'académie. Mais il refusa l'enseignement dispensé alors par Navez et Portaels. Survint ensuite un épisode fondateur où le jeune homme, sans le sou, partit vagabonder dans la campagne à la recherche de sensations vraies et chercha ainsi à échapper à sa condition misérable. Errant comme Rimbaud le fera un peu plus tard, il se remplit au contact de la nature d'un sentiment d'existence et de liberté qui nourrira sa volonté artistique. Sa peinture connait un succès immédiat auprès des artistes et des amateurs éclairés. Mais le caractère rugueux et intransigeant de l'artiste lui aliène aussi la critique et les marchands qu'il méprise, auxquels il consent à peine à vendre ses œuvres. En contact avec les milieux anarchistes et révolutionnaires, il connait une vie de bohème et aidé par l'artiste Van Camp il s'installe dans une auberge à Tervueren à proximité de la campagne et de la forêt. Il sera rejoint par un groupe d'artistes, émules des orientations de son art vers le paysage et convaincus par les innovations luministes qu'il y apportait. Les privations et les excès de sa jeunesse ont précipité sa mort à l'âge de trente-sept ans.

Pierre Loze

Avec l'aimable participation de la collection Barat-Venker ainsi que celle de l'asbl-vzw De Vrienden van de School van Tervuren et de bien d'autres collectionneurs.

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Bénin 2016 : Atelier Africain du design 

Autour d’un fil

Pour cet atelier exceptionnel au mois d’août 2016 à Abomey, Martine Boucher a réuni douze tisserands et cinq experts pour les confronter à un fil. Il ne s’agissait pas de n’importe quel fil mais bien du fil qui permet aux tisserands de tisser.

Du design textile, plus que jamais à la fois loin et proche des traditions. Du textile qu’on explore par la matière, du coton noble filé à la main en provenance des champs de coton de Parakou ou de Lokossa teinté naturellement avec de l’indigo, de la mangue, du caïlcédrat, du honsukwékwé ou tout simplement du fil polyester auquel se sont mêlés des fils fait de sacs plastiques ou de ciment ou encore de bandes de K7 récupérées.


Du tissage fait à deux, quatre ou six mains, qui permet à chacun d’échanger les points de vue, d’expertiser, d’évoluer. Un tissage en marche vers de nouvelles créations, de nouveaux marchés.

C’est la confrontation d’artistes, designers ou artisans, qui fait la qualité de cet atelier.

C’est une nouvelle fois avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International que nous avons pu réaliser ce projet devenu au cours des ans un vrai programme inscrit depuis 2012 aux accords bilatéraux Wallonie-Bruxelles / Bénin.

Avec

Bénédicte Henderick, artiste-plasticienne

Anne-Sophie Costenoble, photographe

Estelle Chatelin, designer textile

Vincent Baïlou-Beloua, designer

Boris Abas dit Prince Toffa, styliste

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Michèle Populaire

IMAGES COMPOSITES

exposition du 13 au 28 janvier 2017

Trois derniers jours jeudi 26 de 14 à 18H- vendredi 27 de 14 à 18H

et samedi 28 FINISSAGE de 14 à 18H

ASSOCIATION DU PATRIMOINE ARTISTIQUE

7 rue Charles Hanssens à 1000 Bruxelles

www.michelepopulaire.be

Cette façon de créer des passages d'une réalité à l'autre, d'accoler des lieux, de jeter des ponts entre eux et d'enjamber des obstacles nous est bien connue. C'est celle du rêve.

Dans le sommeil, le cerveau produit comme des gerbes d'étincelles des pensées condensées, ainsi que des images innombrables et fugitives. Elles recèlent chacune des univers qui se bousculent, entrent en contact les uns avec les autres et s'éteignent aussitôt, alors qu'on voudrait pouvoir les retenir et s'y attarder pour en goûter davantage la saveur. Le rêve nous affranchit de la gravité, il apprivoise le vertige, et nous permet d'oublier nos propres peurs. Il survole la réalité si matérielle, si tangible et parfois périlleuse sans s'empêtrer, il nous permet de traverser le monde comme si nous étions des anges et de survivre à la violence et la cruauté de l'existence. Il nous suggère nos propres facultés oubliées, et nous fait retrouver une sorte d'innocence, un goût de l'interdit, un appétit pour l'épouvante, une jubilation enfantine face aux tabous ou aux catastrophes. Il suspend délicieusement la morale en même temps qu'il anéantit la pesanteur, et détruit même cette forme de contrôle de soi qu'est le bon goût. Souvent nous désirons prolonger les délices du sommeil, et rester plus longtemps dans cet état de suspension merveilleuse.

Voilà qu'on nous y invite.

Pierre Loze

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