Association du patrimoine artistique asbl

XXe

CALCUTTA

Bengali Palaces & Vestiges of Her Majesty's Empire

Photographs by Fabien de Cugnac & François Loze


Du 15 septembre au 29 octobre 2022

Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles (Sablon)


Bande annonce en français

Bande annonce en anglais (teaser)

Heritage Days/Journées du Patrimoine OFF​ 2022 - Traces de la colonisation - 17 & 18 sept. de 10 à 18 h


La splendeur du patrimoine architectural de Calcutta m'est apparue à la faveur d'un hasard, lié au cosmopolitisme de Bruxelles. Au milieu de années 80, un ami journaliste hollandais a rencontré dans notre ville une princesse indienne. Peu après, ils ont décidé de se marier. Nous aurions pu, Dominique et moi, assister à ce mariage, qui avait lieu au nord de l'Inde, au Meghalaya en Assam. Mais notre fille aînée venait de naître. Un ami italien s'y est rendu et, au retour, nous sommes allés chez lui pour regarder et commenter les photos du mariage, celles notre ami hollandais enturbanné, mais aussi celles qu'il avait prises dans les villes qu'il avait pu également visiter ensuite en Inde, dont Calcutta. Je venais de publier un volumineux ouvrage illustré sur le Palais de Justice de Bruxelles, dont l'étude m'avait pris bien des années. Mais là, c'étaient des palais par dizaines, bâtis au même moment, et parfois même bien avant que la Belgique n'existe. Les photos du Marbel Palace avec son extraordinaire mobilier m'avaient particulièrement impressionné. Mon frère François, photographe, venait de créer une maison d'édition et nous étions à la recherche de sujets complètement inédits. C'est ainsi qu'a démarré ce projet.

Dans ma grande naïveté européocentriste, je voyais d'abord à travers ces images l'effet de l'influence du palladianisme anglais qui s'est développée à partir du 17e siècle et qui a rayonné à partir de ce pays dans le monde entier. Mais comme beaucoup d'Européens, j'ignorais tout de la société et de la culture bengalies, et même de l'histoire de la colonisation anglaise, bien antérieure à celle que le roi Léopold II a initié au Congo. François décida d'envoyer Fabien de Cugnac à Calcutta pour réaliser la mission photographique. Prenant connaissance de l'ampleur et de la complexité du sujet, Fabien, arrivé sur place jugea utile de faire venir François. S'introduire dans les grandes demeures de Calcutta, repérables de l'extérieur, requiert une diplomatie particulière. Avec le temps et au cours d'une deuxième mission, réalisée seul l'année suivante, durant laquelle il réalisa une nouvelle salve de photos, François réussit à entrer en contact avec quelques représentants de l'élite intellectuelle de Calcutta. Le premier résultat de ces contacts fut la rencontre avec le cinéaste Satyajit Ray et la publication d'un livre de photos réalisées au cours des tournages de ses films par son photographe de plateau attitré, Nimai Gosh.

Venait d'être diffusé en Europe, le magnifique film de Satyajit Ray, Le salon de musique, qui évoque à la fois la vie dans ces palais et l'esprit des élites bengalies traditionnelles d'autrefois. Ce film, qui est un chef-d'œuvre accompagné par la musique de Ravi Shankar, allait-il ouvrir les portes de la curiosité occidentale pour Calcutta ? L'idéal eut été de trouver pour réaliser ce livre une coédition avec de grandes maisons d'édition anglaise, allemande ou française. François s'est alors employé à rencontrer plusieurs d'entre elles. Elles ont eu l'occasion d'admirer les photos ramenées de Calcutta tant par Fabien que par François. Mais leur frilosité devant des sujets méconnus en Occident les rendait excessivement prudentes.

L'idéal eut été aussi de confier la conception des textes du livre à des auteurs bengalis. Mais tout est complexe à Calcutta et tout prend un temps infini. Et les frères Loze ne descendent ni d'une famille d'illustres banquiers ni de mécènes industriels. C'est ainsi que les années ont passé, rendant ces photos d'autant plus précieuses qu'elles ont été réalisées avec un soin rare, à la chambre technique, afin de redresser les fuyantes des photos, et que l'on voit à présent la ville de Calcutta changer au rythme de l'Inde actuelle. Fabien de Cugnac a su trouver le ton juste pour aborder ce sujet, en évitant l’anecdote, pour rendre hommage à l’architecture, à la lumière, aux couleurs et à l’ambiance de ces palais. François s’est accordé à lui dans ses propres photos qui en font découvrir les intérieurs, et l’ensemble de ce reportage témoigne ainsi de ce que fut Calcutta autrefois, et nous invite à comprendre son histoire. Finalement, François s'est décidé à prendre la plume et a réussi à synthétiser en quelques pages tout ce qu'il a appris sur l'histoire magnifique de l'Inde, sur ses relations avec l'Angleterre, sur Calcutta, sur la culture bengalie, ses grandes figures d'intellectuels, ses écrivains, ses poètes. C'est bien plus que la diffusion du palladianisme anglais : la rencontre et l'échange très fécond entre deux cultures. Cette exposition s'insère parallèlement aux Journées du Patrimoine vouées cette année 2022 à l'exploration des traces culturelles laissées à Bruxelles par la colonisation belge. Elle y mérite sans doute sa place dans la mesure où elle démontre les résultats produits par une tout autre voie que celle qui fut empruntée par la Belgique.

Pierre Loze

détails
UN JOUR EXCEPTIONNEL
à l'Association du Patrimoine artistique

Dimanche 3 juillet à 17 heures

Florence Vercheval invite

le comédien Bruno Georis

ne ratez pas cet ultime rendez-vous

XIXe-XXe siècle

Date

LA RÉVOLTE DE LA COULEUR

Le Fauvisme belge 1904-1918

DU 31 MARS AU 7 MAI 2022

jeudi - vendredi - samedi de 14 à 18 h

Lieu

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles (Sablon)

Texte

Texte

Ce fut un mouvement d'une dizaine d'années à peine, avant 1914. Des jeunes peintres, qui considéraient que l'Impressionnisme avait tout dit, cherchèrent une nouvelle voie dans l'expression de la couleur. Leurs œuvres avaient parfois le caractère et la fraîcheur de l'esquisse. Ils furent très mal accueillis par la critique bruxelloise. Mais un jeune poète du nom d'Apollinaire vint de Paris pour les soutenir. En France, un mouvement semblable naissait et l'on traita les artistes qui s'y illustraient de fauves. On ne manqua pas d'en faire autant à Bruxelles. L'époque était inquiète : rejet de l'Art Nouveau, retour aux styles classiques.On parlait de réarmement, de tensions internationales, de guerre possible. Ces peintres se réfugièrent entre amis dans la campagne des environs de Bruxelles, ils célébrèrent à leur façon la nature, exprimèrent la puissance des sensations, l'intensité de l'instant, la saveur de la vie simple, le monde des paysans, les petits estaminets populaires, tournant résolument le dosà un Académisme qui tentait encore d'imposer ses règles. C'était un cri de vie et un élan de jeunesse, dans le climat de ce qu'il faut bien appeler l'avant-guerre. Au cœur de l'été, le 4 août, en dépit des courants pacifistes qui traversaient la société, le pire arriva : la mobilisation. Quatre années d'une guerre inutile qui fracassèrent ce mouvement artistique. L'Expressionnisme était en germe dans cette révolte de la couleur, qui était aussi la révolte par la couleur. Les lendemainsdu 11 novembre furent amères. Le deuil, un pays ruiné, une épidémie de grippe dite espagnole. Il fallut tout reprendre à zéro et attendre l'Art Déco.

Pierre Loze

Commissaire : Constantin Ekonomides

détails
Bruxelles autrefois

LA SENNE A CIEL OUVERT

de la période française au voûtement (1795 - 1871)

est prolongée jusqu'au 19 février.

OUVERT les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

Soyez les bienvenus.

Bruxelles autrefois

La promenade le long de la rivière bruxelloise continue...

LA SENNE A CIEL OUVERT

de la période française au voûtement (1795 - 1871)

Du 9 décembre au 29 janvier 2022

Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles (Sablon)

Sans réservation pour les visites individuelles

C’est aux alentours de la Senne, dans les quartiers où l’artisanat tributaire de l’eau s’était développé depuis le Moyen Âge, qu’a débuté la révolution industrielle à Bruxelles. L’étude de cette partie de la ville, de 1795 à 1871, démontre les conséquences très rapides des réformes qui furent imposées par la Révolution française. En quelques décennies,
quantité d’activités industrielles se sont installées dans le tissu urbain médiéval, qui s’est considérablement densifié, et qui a fini par imploser sous l’effet de la surpopulation et de l’insalubrité.

Pour la première fois, une étude minutieuse, maison par maison, met à profit les dossiers de rapports d’expropriation conservés aux Archives générales du Royaume. Elle permet de comprendre le processus de dégradation du tissu urbain et des conditions de vie qui a conduit à la décision d’entreprendre le voûtement complet de la rivière, suite à une vague d’épidémies meurtrières. On y observe la coexistence de modes de vie anciens et d’activités industrielles dans des quartiers de plus en plus densément habités où le débit de la rivière ne suffisait plus à garantir la salubrité.

Cette histoire de la Senne au 19esiècle constitue une suite à l’exposition consacrée à la rivière bruxelloise du Moyen Âge au 18esiècle, qu’elle vient enrichir par une abondante iconographie en partie inédite.
On y découvre l’allure de ces quartiers qui ont disparu, remplacés par les grands boulevards et la Bourse de Commerce dans le but de donner un nouveau visage à la capitale.

Cette exposition est liée aux 150 ans du voûtement de la Senne. D'autres expositions sont proposées par la Région Bruxelles-Capitale, les Musées de la Ville de Bruxelles, les Halles Saint-Géry. #150Senne

Fermeture annuelle

Fêtes de fin d'année : Fermeture de l'espace d'exposition à partir du jeudi 23 décembre jusqu'au mercredi 5 janvier 2022.

Nous vous souhaitons de Joyeuses Fêtes.

Bruxelles autrefois

L’Association du Patrimoine artistique vous invite dans son espace à poursuivre la promenade le long de la rivière bruxelloise. L’exposition La Senne à ciel ouvert du Moyen Age au XVIIIe siècle est prolongée ; elle change progressivement pour aboutir au deuxième volet.

Volet 2

LA SENNE A CIEL OUVERT

de la période française au voûtement (1795 - 1871)

Du 9 décembre au 29 janvier 2022

Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles (Sablon)

Catalogue en cours d'élaboration

Liste des images : J.-B. Van Moer, aquarelle © Musées de la Ville de Bruxelles - Maison du Roi./L. Ghémar,1867, photographie © KBR, Cabinet des Estampes./G.-P. Burggraaff, lithographie et aquarelle, vers 1820/1825© KBR, Cabinet des Estampes./J.-T. Kämpfe,juillet 1870,photographie © KBR, Cabinet des Estampes. /L. Ghémar,La Veuve Bruggemans à sa fenêtre, détail,1867 ©KBR, Cabinet des Estampes.

détails
Bruxelles autrefois

Volet 1

LA SENNE A CIEL OUVERT

du Moyen Age au 18e siècle

accompagnée d'un catalogue

Du 14 octobre au 27 novembre 2021

Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles

détails
Stephen Sack

RÊVERIES ANTIQUES

Photographies

Du 27 mai au 19 juin 2021

détails
Peinture

Louis Thévenet 1874-1930

La vie est là, simple et tranquille

Exposition du 25 février au 3 avril - commissaire C.Ekonomides

On pénètre dans les tableaux de Thévenet comme on entre chez soi, en poussant la porte d'une maison familière. Ils nous introduisent dans un monde silencieux et apaisé fait d'humbles objets de la vie de tous les jours. Des intérieurs bien rangés, une vieille armoire, un portemanteau...

détails