Association du patrimoine artistique asbl

09.10.2007 - 26.01.2008
Tous les chemins mènent à Rome

Voyages d'artistes du XVIe au XIXe siècle

L’exposition Tous les chemins mènent à Rome rassemble les témoignages d’artistes, peintres, écrivains, philosophes ou même simples voyageurs qui traversaient l’Europe entre le XVIe et le XIXe siècle.

Elle évoque à travers les peintures, dessins et objets, les conditions de ces déplacements parfois difficiles, périlleuses ou surprenantes. Les haltes, les auberges, la diversité de l’accueil, du confort et de la table ont fait l’objet de nombreux témoignages écrits qui viennent, en écho des peintures, appuyer la représentation des conditions de ces voyages.

L’exposition est conçue comme un périple qui mène le visiteur du Nord au Sud, des préparatifs à l’arrivée à Rome, en passant par les Alpes, ou par les périls de la mer.

La diversité des monnaies, les douanes, l’ouverture des valises et des malles, l’attente des voyageurs, le système des relais de poste ou celui des voitures individuelles sont évoqués par le biais des textes des auteurs ou des toiles de peintres.

L’exposition est aussi un hommage au paysage d’une Europe, aujourd’hui unie, mais toujours diverse et dont la variété demeure une richesse. Elle s’adresse à un public très large et présente un regard nouveau et divertissant sur l’art.

L’exposition regroupe plusieurs thèmes

Pourquoi partir ?
Sont évoqués ici les motifs du départ, les raisons qui incitent les uns et les autres à prendre la route, et ce surtout pour les artistes qui ont hâte de découvrir la lumière du sud et de compléter leur formation en allant sur les traces de ceux qui est les ont dévancés. Il y a bien sûr aussi les amateurs d’art et les collectionneurs pour qui l’Italie est une source de découvertes incontestée. Textes et peintures évoquent les mobiles, mais aussi ce que l’on emporte, le nécessaire pour réussir son voyage: les guides et les indispensables cartes de géographie, les malles, les balances pour des monnaies, les lettres de change ou de recommandations et les passeports.

Les villes et les paysages du Nord. Sur les canaux, les fleuves et la mer
Selon ses moyens et le lieu de son départ, les voyageurs sont amenés à choisir l’un ou l’autre moyen de transport. Les plus démunis se verront obligés de prendre la route à pied. Dès que l’on peut s’offrir une monture, c’est le choix du cheval qui devient prépondérant et bien sûr souvent c’est la voiture tirée par des chevaux qui sera préférée, encore faut-il savoir laquelle, la voiture privée ou publique, et c’est tout un débat, la poste ou la cambiattura ? Des peintures montrent ces différents moyens de transport et plusieurs de ces véhicules sont aussi exposés sous la forme de maquettes. Restent les coches d’eau souvent préférés au cahotement des voitures sur les routes pierreuses et enfin le choix du voyage par la mer avec les inquiétudes qu’elle peut susciter. Quel contraste entre l’agitation du départ sur les quais des ports maritimes et les tempêtes qui attendent nos voyageurs.

Ambiance sur les routes et dans les auberges. Les premières haltes méridionales
Pas de voyage sans s’alimenter, mais le plaisir de la table est rarement satisfait, que de déconvenues à moins de pouvoir emmener son cuisinier, c’est évidemment rarement le cas ! Il ne reste qu’à se contenter des malheureuses victuailles des auberges. Le vin et même l’eau sont parfois un souci. Après des journées entières sur la poussière des routes, les voyageurs se prennent à rêver de bain et de couches douillettes, mais souvent de minables auberges attendent les voyageurs que les tableaux ne démentent pas, que du contraire.

Les périls du voyages dans le Nord…dans le sud. Les rencontres et les tentations en chemin
Et ces voyageurs pourront-ils passer la nuit tranquille dans leur auberge ? Et le lendemain sur la route, ne seront-ils pas dépouiller, car nul n’est à l’abri des bandits qui sillonnent les chemins ? Que de malheureux détroussés ou confrontés aux propos de vils charlatans. Voyager est une rude épreuve. Que de jeunes hommes s’y sont faits prendre malgré les avertissements de leurs aînés ! Cependant ne peut douter des charmes des belles Italiennes, telles quelles sont dépeintes. C’est l’occasion de découvrir les couleurs vives de leurs robes et la grâce de leurs coiffures.

Les Alpes. Le froid, l’effroi et les dangers de la route
Pour se rendre en Italie depuis le nord, il faut franchir les Alpes, cette terrible barrière naturelle. Certains cols sont accessibles depuis des siècles, mais ils restent une épreuve pour tous. Peintres et écrivains nous en n’ont laissé des témoignages très vifs dont on frissonne encore aujourd’hui. Ces périples dans les neiges, l’évocation des crevasses montagneuses et la difficulté de certains passages trouvent leur écho sous la plume des uns ou dans les aquarelles des autres. Le froid trouve ici de fréquentes évocations et les voyageurs ne sont pas au bout de leur peine en entrant en Italie. Les Apennins les attendent, ces diables de petites montagnes !

L’arrivée à Venise. Les ports méditerranéens. Les alentours de Rome. Rome. La vie d’artiste et ses excursions
Quel voyageur se laisserait pas séduire par les paysages qu’il travaerse ? Les sites particuliers retiennent l’attention : cascades et cascatelles, éperons rocheux, villages accrochés à la montagne. Outre les lieux de passage incontournables que tous les guides renseignement, il y a ceux que l’on découvre au hasard d’un chemin. Et puis il a les travaux des hommes, les ruines antiques, célébrés tant par les écrivains que par les peintres...